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PERSONNAGES

DU NATIONAL À L’INTERNATIONAL : HENRY COLE ET LA PREMIÈRE EXPOSITION INTERNATIONALE

Comment un fonctionnaire britannique, réformateur du design, a aidé à transformer les expositions industrielles nationales en une plateforme internationale d’innovation, d’échanges culturels et de coopération.

01 L’IDÉE

UNE VISION INTERNATIONALE

En 1851, Londres accueillit le monde pour un événement sans précédent. Dans le Crystal Palace, immense structure de fer et de verre élevée à Hyde Park, les visiteurs découvrirent des machines, des produits manufacturés, des œuvres d’art et des ressources naturelles venus de Grande-Bretagne et du monde entier. La Grande Exposition des travaux de l’industrie de toutes les nations fut la première grande exposition internationale et établit un modèle qui allait inspirer les expositions internationales pendant des générations.

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On retient souvent le prince Albert, époux de la reine Victoria, comme le principal parrain de l’exposition. Pourtant, une grande partie du travail qui la rendit possible fut menée par Henry Cole, fonctionnaire britannique, réformateur du design et organisateur déterminé. Son apport alla au-delà des défis pratiques de l’organisation. Cole contribua à imposer l’idée que les expositions internationales pouvaient stimuler le progrès industriel, éduquer le public et renforcer les relations entre les nations.

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Des expositions nationales à une vision internationale

La Grande Exposition n’est pas née de rien. Depuis 1798, la France organisait des expositions nationales de produits manufacturés, qui permettaient aux fabricants de présenter leurs réalisations et de se disputer les distinctions. La Grande-Bretagne suivit avec ses propres initiatives, dont les expositions nationales organisées par la Society of Arts dans les années 1840.

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Cole était très engagé au sein de la Society of Arts et comprit que ces expositions pouvaient servir un dessein bien plus vaste. Plutôt que de limiter la participation aux fabricants britanniques, il imagina un événement réunissant les réalisations industrielles et artistiques de différents pays.

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En mai 1849, Cole se rendit à Paris pour étudier l’exposition nationale française. Il y rencontra Louis Buffet, ministre français de l’Agriculture et du Commerce, qui avait lui aussi envisagé une exposition internationale sans parvenir à réunir un soutien suffisant.

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Cette visite renforça les ambitions de Cole. Il rentra à Londres convaincu que la Grande-Bretagne pouvait organiser une exposition de portée internationale et transformer une pratique nationale familière en un événement d’un genre entièrement nouveau.

« Internationale, assurément. »

La réponse du prince Albert en juin 1849, selon le récit ultérieur de Henry Cole, lorsque Cole lui demanda si l’exposition envisagée devait être nationale ou internationale.

1798

LA FRANCE LANCE SES EXPOSITIONS NATIONALES

1849

COLE ET LE PRINCE ALBERT PROJETTENT UNE EXPOSITION INTERNATIONALE

1850

CRÉATION DE LA COMMISSION ROYALE

1851

LA GRANDE EXPOSITION, LONDRES

Le partenariat avec le prince Albert

Un moment décisif survint en juin 1849, lorsque Cole évoqua le projet avec le prince Albert, président de la Society of Arts. Selon le récit ultérieur de Cole, il lui demanda si l’exposition devait être nationale ou internationale. Albert aurait répondu : « Internationale, assurément. »

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Leur partenariat réunissait des forces complémentaires. Albert apportait le patronage royal, l’influence politique et une vision de la coopération internationale par l’industrie et la culture. Cole apportait son expérience d’organisateur, sa persévérance et une capacité exceptionnelle à transformer les projets en actes.

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Cole contribua aussi à bâtir le cadre institutionnel de l’exposition. Il rédigea des projets de texte pour la Commission royale chargée de superviser l’entreprise et participa aux discussions sur sa composition, son financement et son emplacement. Il proposa Hyde Park comme site, un choix qui devint l’un des traits marquants de l’exposition. La Commission royale fut officiellement créée en janvier 1850, sous la présidence du prince Albert.

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Faire d’une idée ambitieuse une réalité

Organiser l’exposition demandait bien plus que l’accord royal. Ses promoteurs avaient besoin de fabricants prêts à participer, de garanties financières, du soutien du public et d’un bâtiment assez vaste pour accueillir des objets du monde entier.

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Cole devint l’un des défenseurs les plus énergiques de l’exposition. En 1849, ses collègues et lui parcoururent les centres industriels d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande pour rencontrer fabricants, élus locaux et hommes d’affaires et obtenir leur soutien.

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Ses efforts s’étendirent à la communication publique. Lors d’une grande réunion à la Mansion House de Londres en octobre 1849, Cole prononça un discours décrivant l’extraordinaire variété d’objets que les visiteurs pourraient découvrir, des machines industrielles et produits agricoles aux textiles, sculptures et inventions techniques. Il présenta l’événement non comme une simple exposition de marchandises, mais comme une célébration de l’ingéniosité humaine et une fête de l’industrie pacifique.

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Le projet rencontra pourtant une forte opposition. Ses détracteurs mettaient en doute sa viabilité financière, contestaient l’utilisation de Hyde Park et s’inquiétaient de ses implications politiques. Les désaccords au sein des instances organisatrices compliquèrent encore les préparatifs.

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La persévérance de Cole fut particulièrement précieuse pendant ces mois difficiles. Il aida à mobiliser les financements, encouragea la participation, négocia avec les entrepreneurs et pressa sans relâche les organisateurs de prendre des décisions. La Grande Exposition fut une œuvre collective, mais Cole fut l’un de ceux qui firent le plus pour que l’idée de départ devienne un événement bien réel.

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Henry Cole, Lock & Whitfield woodburytype, 1877.jpg

EN BREF

Naissance : 15 juillet 1808, Bath, Angleterre.

Décès : 18 avril 1882, Londres.

Pseudonyme : Felix Summerly.

Réalisations marquantes : proposa et organisa la Grande Exposition de 1851 ; contribua à l’introduction du Penny Post ; constitua le noyau du South Kensington Museum, aujourd’hui Victoria and Albert Museum ; contribua à consacrer les bénéfices de l’exposition à l’éducation à South Kensington.

Inventions et créations : la première carte de Noël commerciale (1843) ; le service à thé Felix Summerly, fabriqué par Minton ; des livres pour enfants signés Felix Summerly, dont The Home Treasury. On lui attribue parfois le dessin du Penny Black, le premier timbre-poste.

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AVANT 1851

Entré comme commis à 15 ans, il devint conservateur adjoint du Public Record Office.

1837 à 1840 : assiste Rowland Hill dans l’introduction du Penny Post.

1843 : lance la première carte de Noël commerciale, illustrée par John Callcott Horsley.

Années 1840 : dessine un service à thé primé, fabriqué par Minton, sous le nom de Felix Summerly.

1847 : fonde Summerly’s Art Manufactures, qui associe artistes et industrie.

1849 : cofonde The Journal of Design and Manufactures avec le peintre Richard Redgrave.

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APRÈS 1851

1851 : fait compagnon de l’ordre du Bain pour son travail sur la Grande Exposition.

1852 : secrétaire du nouveau département d’art pratique (puis des sciences et des arts) du Board of Trade.

1855 : commissaire général de la section britannique à Expo 1855 Paris.

1857 à 1873 : premier directeur du South Kensington Museum, aujourd’hui Victoria and Albert Museum.

1862 : conseiller général d’Expo 1862 Londres, tenue à South Kensington.

1867 : commissaire exécutif de la Grande-Bretagne à Expo 1867 Paris ; les rapports officiels britanniques, publiés en sept volumes (1868 à 1869), s’ouvrent sur son rapport.

1871 : contribue à réunir les fonds du Royal Albert Hall, inauguré le 29 mars 1871.

1871 à 1874 : dirige les Expositions internationales annuelles de South Kensington, prévues pour 10 éditions mais arrêtées après quatre.

1875 : fait chevalier commandeur de l’ordre du Bain.

02 L’EXPOSITION ET SON HÉRITAGE

RENDRE LE CRYSTAL PALACE POSSIBLE

L’un des plus grands défis fut de trouver un bâtiment adapté. La Commission royale envisagea d’abord une construction classique et élaborée, mais le projet fut critiqué pour son aspect, son coût et ses conséquences pour Hyde Park.

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Une solution vint de Joseph Paxton, dont l’expérience des serres inspira une structure novatrice assemblée à partir d’éléments préfabriqués en fer et en verre. Cole joua un rôle important en coulisses pour faire avancer la proposition de Paxton. Il aida à établir le contact avec Fox, Henderson & Co., l’entreprise d’ingénierie qui mit au point le système de construction rendant le projet réalisable.

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Le mérite du concept architectural revient à Paxton, tandis que les ingénieurs et les entrepreneurs permirent sa réalisation. L’apport de Cole fut d’aider à réunir les personnes, les moyens et les décisions.

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Le Crystal Palace qui en résulta devint l’un des bâtiments les plus célèbres du XIXe siècle. Son large recours au verre, sa construction modulaire et ses immenses espaces intérieurs montrèrent les possibilités de la technique industrielle en architecture. Il établit aussi un lien durable entre les expositions internationales et l’expérimentation architecturale : les expositions pouvaient permettre d’essayer de nouveaux matériaux, de nouvelles techniques de construction et de nouveaux concepts spatiaux à une échelle extraordinaire.

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Organiser le monde sous un même toit

Les responsabilités de Cole s’étendirent à la disposition des objets exposés eux-mêmes. À mesure que les préparatifs s’accéléraient, il prit une part centrale dans l’attribution des espaces, la coordination des exposants et la résolution des nombreuses difficultés pratiques que posait la présentation d’une variété d’objets sans précédent.

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Le contenu de l’exposition fut réparti en grandes catégories : matières premières, machines, produits manufacturés et beaux-arts. Lyon Playfair contribua largement au système de classification, tandis que Cole s’attacha à en traduire les principes en une disposition concrète à l’intérieur du bâtiment.

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Environ la moitié de la surface fut réservée à la Grande-Bretagne et à ses colonies, l’autre moitié aux participants étrangers. Les pays purent en général organiser eux-mêmes leurs présentations dans les espaces qui leur étaient attribués. Cette organisation contribua à fixer un trait caractéristique des expositions internationales suivantes : la présentation des réalisations nationales dans un cadre international partagé.

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Les visiteurs pouvaient comparer les techniques, observer les différences de fabrication et de design et découvrir des produits de pays où ils n’iraient peut-être jamais. L’exposition devint ainsi bien plus qu’une collection d’objets. Elle offrait une représentation concrète des liens industriels, commerciaux et culturels entre les pays.

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Rendre le progrès industriel accessible au public

Cole pensait que les expositions devaient avoir une vocation éducative. La Grande Exposition entendait attirer un public plus large que les seuls riches et puissants. Si les prix d’entrée favorisèrent d’abord les visiteurs aisés, des billets à prix réduit permirent ensuite aux classes populaires de venir en grand nombre. Des trains spéciaux contribuèrent aussi à amener à Londres les habitants des villes industrielles.

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Pour de nombreux visiteurs, l’exposition offrait une occasion rare de voir réunis en un seul lieu des innovations techniques, des produits du monde entier et des objets manufacturés. Cette dimension publique comptait beaucoup dans la conception de Cole : les expositions pouvaient éveiller la curiosité, favoriser l’apprentissage et faire découvrir des idées nouvelles aux fabricants comme aux consommateurs.

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L’exposition renforça aussi sa conviction qu’il fallait améliorer le design industriel. Si les fabricants britanniques faisaient preuve de grandes capacités techniques et productives, Cole estimait que le design britannique était souvent en retard sur celui des concurrents étrangers. La comparaison internationale pouvait, selon lui, devenir un instrument d’éducation et de réforme.

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Un idéal international et ses limites

La Grande Exposition défendait une vision ambitieuse de relations pacifiques entre les nations par le commerce, la science et la culture. Son internationalisme reflétait toutefois les inégalités politiques et économiques du XIXe siècle.

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Les pays industrialisés occupaient les places en vue, tandis que les colonies et les sociétés moins industrialisées étaient souvent représentées par des matières premières, de l’artisanat traditionnel ou des objets présentés comme des curiosités exotiques. L’organisation de l’exposition reflétait la position impériale de la Grande-Bretagne et les idées dominantes sur le progrès industriel.

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Reconnaître ces limites n’enlève rien à l’importance historique de l’exposition. Cela aide plutôt à comprendre comment les expositions internationales ont évolué au rythme des idées sur l’identité nationale, la participation internationale, le développement économique et la représentation culturelle. La tension entre coopération internationale et compétition nationale était déjà présente en 1851 et reste essentielle pour comprendre les expositions internationales d’aujourd’hui.

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Au-delà de 1851 : une vision durable

Pour Cole, la Grande Exposition ne devait pas rester un succès isolé. Dès les préparatifs de 1849, il envisageait que les grandes expositions deviennent des événements périodiques. Ses ambitions dépassaient le succès immédiat de l’entreprise.

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Après l’ouverture de l’exposition, Cole chercha comment en préserver les bienfaits éducatifs. En juillet 1851, il proposa de réunir une collection d’objets et de documents qui pourrait fonder un musée consacré au commerce et à l’industrie. Le succès financier de l’exposition encouragea aussi le prince Albert et d’autres organisateurs à envisager des initiatives éducatives permanentes, qui prolongeraient son œuvre en faveur de l’application de l’art et de la science à l’industrie.

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La vision plus large de Cole sur les expositions internationales apparut clairement dans une conférence donnée à la Society of Arts en décembre 1851, intitulée On the International Results of the Exhibition of 1851. Il y soutenait que la coopération entre artistes, scientifiques, fabricants et négociants pouvait renforcer les relations internationales et produire des formes de collaboration que la diplomatie traditionnelle peinait à obtenir. Ses propositions portaient sur les normes internationales, les règles commerciales, la propriété intellectuelle, les systèmes postaux et l’échange des connaissances.

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Pour Cole, rassembler les nations par les expositions n’était pas seulement l’occasion de montrer leurs réalisations. Cela pouvait encourager une coopération concrète et contribuer à un ordre international plus pacifique.

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Cole resta au cœur des expositions internationales qui suivirent. Il fut commissaire général de la section britannique à Expo 1855 Paris, conseiller général d’Expo 1862 Londres, tenue à South Kensington, et commissaire exécutif de la Grande-Bretagne à Expo 1867 Paris, où les rapports officiels britanniques s’ouvraient sur le sien. En 1871, il lança une série d’Expositions internationales annuelles à South Kensington, prévues pour durer 10 ans. La baisse de fréquentation y mit fin après 1874, mais elles ouvrirent la voie aux expositions thématiques, plus ciblées, des années 1880.

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L’héritage de Henry Cole dans les expositions internationales d’aujourd’hui

La Grande Exposition de 1851 contribua à fixer un nouveau modèle d’événement international. Les expositions suivantes, dont celle de New York en 1853 et Expo 1855 Paris, poursuivirent ce qui allait devenir une tradition mondiale. Au fil des décennies, les expositions internationales gagnèrent en ampleur et en ambition. Elles intégrèrent de plus en plus l’architecture nationale, les présentations culturelles, les avancées scientifiques, l’éducation du public et des visions de l’avenir.

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Avec le temps, la multiplication des expositions conduisit les gouvernements à fixer des règles internationales pour leur organisation. Ce processus aboutit à la Convention concernant les expositions internationales de 1928 et à la création du Bureau International des Expositions (BIE).

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Henry Cole n’a pas inventé l’exposition internationale à lui seul. Le concept est né de traditions d’exposition antérieures et des apports conjugués de nombreuses personnes, institutions et pays. Son mérite particulier fut d’aider à transformer ces précédents en un événement international réussi. Organisateur, promoteur et réformateur, il montra qu’une exposition pouvait servir à la fois l’industrie, l’éducation, les échanges internationaux et le public.

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Plus d’un siècle et demi plus tard, les expositions internationales continuent de réunir les pays pour présenter des idées, partager des connaissances, explorer les possibilités techniques et imaginer d’autres avenirs.

Sources

"Annual International Exhibition." Wikipedia. Consulté le 8 octobre 2026. https://en.wikipedia.org/wiki/Annual_International_Exhibition.

Bonython, Elizabeth, et Anthony Burton. The Great Exhibitor: The Life and Work of Henry Cole. V&A Publications, 2003.

Rédaction de Britannica. "Sir Henry Cole." Encyclopaedia Britannica. Consulté le 8 octobre 2026. https://www.britannica.com/biography/Henry-Cole.

"Cole, Henry, 1808-1882." Science Museum Group Collection. Consulté le 8 octobre 2026. https://collection.sciencemuseumgroup.org.uk/people/ap33374/cole-henry.

"Cole, Sir Henry." Dans Dictionary of National Biography. Reproduit sur The Victorian Web. Consulté le 8 octobre 2026. https://victorianweb.org/technology/engineers/cole.html.

Great Britain, Royal Commission for the Paris Exhibition, 1867. Reports on the Paris Universal Exhibition, 1867. 7 vol. Her Majesty's Stationery Office, 1868-69. Royal Academy of Arts Collection. https://www.royalacademy.org.uk/art-artists/book/reports-on-the-paris-universal-exhibition-1867.

"Henry Cole (inventor)." Wikipedia. Consulté le 8 octobre 2026. https://en.wikipedia.org/wiki/Henry_Cole_(inventor).

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Crédits photographiques

Dickinson Brothers. Crystal Palace from the Northeast. Dans Dickinsons' Comprehensive Pictures of the Great Exhibition of 1851, 1854. Domaine public. Wikimedia Commons. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=543319.

Lock & Whitfield. Sir Henry Cole. Woodburytypie, 1877. Dans Men of Mark. Domaine public. Wikimedia Commons. https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9793467.

The Crystal Palace in Hyde Park for Grand International Exhibition of 1851. Estampe coloriée à la main, 1851. Domaine public. Wikimedia Commons. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:The_Crystal_Palace_in_Hyde_Park_for_Grand_International_Exhibition_of_1851.jpg.

Netherlands Pavilion at Expo 2012 Yeosu.jpg

LA TRADITION CONTINUE

L’apport le plus durable de Henry Cole ne fut pas seulement d’aider à organiser la Grande Exposition de 1851. Ce fut de faire de l’éducation une vocation centrale des expositions internationales, qui passèrent du statut de vitrines de produits à celui de lieux de partage des connaissances, d’inspiration pour l’innovation et de compréhension entre les peuples.

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